En October 2023, l´Institut francais des relations internationales  (IFRI) á publié une nouvelle etude concernant la Pénurie de main-d’œuvre en Allemagne.  

Cette etude éte realisé par le  Comité d´études des relations franco-allemands (CERFA), créé en 1954 par un accord gouvernemental entre les deux pay et  pour mission d’analyser l’état des relations franco-allemandes sur le plan politique, economique et international. 

Resume:

Le débat sur les pénuries de main-d'œuvre domine depuis longtemps le débat public allemand. Il a été remis à l'ordre du jour dans le contexte des récentes réformes de la politique migratoire. Paradoxalement, l'Allemagne se targue d'une population robuste, d'une main-d'œuvre importante et d'une proportion de personnes en âge de travailler nettement supérieure à celle de la France. 

 

Plus d'informations ici:

https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/salles_penurie_main_doeuvre_allemagne_2023.pdf

 

 

Le "Security Radar" est une publication de la Friedrich-Ebert-Stiftung qui, depuis 2019, examine les attitudes du public européen à l'égard de la politique étrangère. Le rapport "Secuity Radar 2023 - Zeitenwende for Europe: Public perceptions before and after Russia´s invasion of Ukraine" met en lumière les attitudes envers la guerre de la Russie contre l'Ukraine dans quatre pays de l'UE : l´Allemagne, la France, la Lettonie et la Pologne. La publication compare les changements entre le rapport 2022, qui a été publié quelques semaines avant l'invasion. L'opinion des citoyens des pays de l'échantillon est cruciale pour la construction de l'autonomie stratégique européenne.

Les personnes interrogées dans les quatre pays partagent largement les mêmes points de vue sur les deux questions cruciales suivantes :

1. La nécessité de la militarisation : Augmentation des dépenses militaires et renforcement de la coopération entre l'OTAN et l'UE.
2. Priorité à la paix : l'importance de la diplomatie et de l'atténuation pacifique des conflits.


Plus d'informations ici (en anglais):

1. Security Radar 2023 - Zeitenwende for Europe

2. Security Radar 2022 - Navigating the Disarray of European Security

 

 

The Berlin Pulse est LA publication annuelle de politique étrangère de la Körber Stiftung, une fondation allemande à vocation internationale. Le rapport met en parallèle les contributions d'auteurs internationaux de haut niveau et un sondage d'opinion actuel sur les positions des Allemands en matière de politique étrangère.Parmi les contributeurs notables à l'édition de cette année figurent Jens Stoltenberg, Roberta Metsola, Fiona Hill et Jacek Czaputowicz.

Pour lire le Berlin Pulse (en anglais), veuillez cliquer ici


En annonçant que les Etats-Unis allaient se retirer du Traité sur les armes nucléaires intermédiaires (INF) au motif que la Russie ne le respecte pas, le Président D. Trump accroit la pression sur les Européens.
Ce traité, conclu en 1987, mettait un terme à des fortes tensions, « la crise des euromissiles » et annonçait la fin de la Guerre froide.
Voisins de la Russie, les Européens étaient, et sont toujours les premiers concernés. Les armes nucléaires de portée intermédiaire sont susceptibles d'être utilisées sur un champ de bataille, contrairement aux armes stratégiques, dont la puissance et les cibles entraineraient une destruction mutuelle et sont donc destinées à dissuader tout agresseur, le menaçant de dommages inacceptables. Cette doctrine est donc battue en brèche et laissent les Européens face à leurs dépendances. Or il n'est de meilleur allié que soi-même ou à défaut, ses plus proches partenaires.
En Europe, seuls le Royaume-Uni et la France disposent d'une force de dissuasion. Ils ont ensemble estimé qu'ils n'entrevoyaient pas de situation où les intérêts vitaux de l'un, qui déterminent la mise en oeuvre de la dissuasion, puissent être engagés sans que les intérêts vitaux de l'autre ne le soient. Trois présidents de la République française (Chirac, Sarkozy, Hollande) ont estimé, dans le discours de doctrine (2006, 2008, 2015) qu'ils ont prononcé comme chaque Chef des armées pendant son mandat, qu'ils considéraient que la sécurité de leurs alliés et de l'Europe, faisait partie des intérêts vitaux de la France, appelant d'ailleurs nos partenaires à se concerter. C'est-à-dire que la dissuasion française, qui reste française et le restera, protège aussi l'Europe. N'est-ce alors point le moment d'aller plus loin dans la concertation?
Or les hommes politiques, spécialement en Allemagne, hésitent à le faire, considérant que leurs opinions publiques n'y sont pas prêtes. Mais que diront-elles si leur pays doit se trouver sans défense ou s'en remettre à d'autres pour sa sécurité, prenant le risque de la soumission à des intérêts qui ne sont pas les leurs? Ont-elles bien conscience qu'il s'agit d'une doctrine dite de non-emploi, garantissant les intérêts fondamentaux par sa seule crédibilité? Le président français, qui devra à son tour, livrer sa vision de la dissuasion voudra-t-il aller plus loin et offrir à nos voisins la perspective d'une vraie protection?
N'est-il pas temps de faire un pas en ce sens, même si tout ne peut pas être mis sur la place publique en cette délicate matière?
Le président américain, en laissant les Européens incertains et livrés à eux-mêmes pour leur sécurité ultime, met l'Europe au pied du mur.
Si elle veut être indépendante dans sa politique étrangère, pour ses politiques économiques, commerciales, sociales, elle doit aussi être crédible pour sa sécurité. Les Européens, à quelques uns d'abord, doivent pouvoir parler de dissuasion.
Cela n'enlève rien à l'alliance avec les Etats-Unis, à l'OTAN et à ses engagements de sécurité collective. Cela seulement les garantit.

 

 

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